L’ancien Premier ministre Jean Henry Céant a réagi avec vigueur, ce jeudi 2 juillet, à la révocation du directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Dans une publication sur son compte X, l’ancien candidat à la présidence a salué cette décision, tout en estimant qu’elle intervient tardivement et qu’elle doit ouvrir la voie à une restauration de la crédibilité de l’institution.
« Je donne acte à l’État haïtien de la révocation, un peu tardive, du grand arroseur Hans Ludwig Joseph de la tête de l’ULCC », a déclaré Jean-Henry Céant. Il a réitéré ses accusations formulées par le passé contre l’ancien directeur général, qu’il qualifie de « maître-chanteur » et d’« opérateur ayant travaillé activement à la déviation de cette institution de sa mission pourtant noble ».
L’ancien Chef du Gouvernement a également exhorté les autorités à faire preuve de vigilance dans les réformes à venir. « L’ULCC ne doit plus être mise au service des intérêts personnels ou des ambitions particulières d’un directeur général, fut-il en copinage avec un certain ambassadeur, mais doit retrouver sa vocation première : prévenir, détecter et combattre la corruption dans le strict respect de la loi et de l’intérêt général », a-t-il soutenu.
Pour Jean-Henry Céant, la lutte contre la corruption ne peut être efficace qu’à travers des institutions crédibles et indépendantes. « La lutte contre la corruption doit se poursuivre inexorablement, elle exige des institutions fortes, indépendantes et exclusivement dédiées au service de la République », a-t-il insisté.
En conclusion, l’ancien Premier ministre a demandé la publication de la déclaration de patrimoine de sortie de Hans Ludwig Joseph, ainsi que de sa déclaration d’entrée « si elle existe », estimant que cette démarche de transparence contribuerait à restaurer la confiance du public envers l’ULCC et les institutions de contrôle de l’État.
Mario Jean-Pierre
