Le Gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement durable fondé sur les priorités nationales lors du Segment de haut niveau du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), tenu le 16 juillet.
Représentant la République d’Haïti, la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra Paulemon, a défendu la vision portée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, axée sur une approche inclusive et adaptée aux réalités du pays.

Prenant la parole au cours du panel ministériel consacré à l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030, la ministre a insisté sur la nécessité de revoir les mécanismes internationaux de développement afin qu’ils tiennent davantage compte des contraintes des États les plus fragiles. « Les Objectifs de développement durable doivent être adaptés aux réalités des pays en situation de vulnérabilité », a-t-elle déclaré, tout en plaidant pour « une réforme des mécanismes de financement du développement » ainsi qu’une coopération internationale « davantage alignée sur les priorités nationales ».
La délégation haïtienne a également rappelé que la réussite des Objectifs de développement durable (ODD) passe par le rétablissement de la sécurité, le renforcement de la planification territoriale, l’investissement productif, la création d’emplois et la consolidation des institutions publiques. « Le développement durable ne peut être dissocié de ces priorités essentielles », a soutenu la ministre au nom du gouvernement.
Au cours de cette intervention, Haïti a aussi annoncé son intention d’engager, dès 2027, un processus d’examen national volontaire des ODD. Selon les autorités, cette démarche vise à renforcer la gouvernance, la redevabilité et l’évaluation des résultats obtenus dans la mise en œuvre des engagements internationaux.
À travers cette participation à l’ECOSOC, le gouvernement entend maintenir la présence d’Haïti dans les grands forums internationaux et promouvoir un partenariat renouvelé avec la communauté internationale. « Notre volonté est de défendre les intérêts d’Haïti dans le respect des priorités nationales, de la solidarité et d’une vision commune d’un développement durable au bénéfice de tous les Haïtiens », a conclu la délégation haïtienne.
Marie-Anne Antoine
