Le Bureau de Consultation et de Recherches en Légistique (BUCREL) exprime ses préoccupations autour du calendrier électoral 2026-2027 publié par le Conseil électoral provisoire (CEP). Dans une note de presse signée par Me Carlos Hercule et datée du 29 juillet 2026, l’organisation estime que le document présenté par l’institution électorale ne prévoit pas une période spécifique pour le traitement des contestations de candidatures, une étape pourtant prévue par le Décret électoral.
Après analyse du calendrier, le BUCREL relève un problème de chronologie entre certaines étapes importantes du processus. Selon l’organisme, le dépôt des candidatures doit prendre fin le 2 octobre 2026, alors que le début de la campagne électorale est annoncé pour le 5 octobre, soit seulement trois jours plus tard.
« Le calendrier ne prévoit aucune période consacrée au traitement des contestations de candidatures », souligne le BUCREL, dont lancien batonnier de l’ordre des avocats, est son secretaire général, estimant que cette omission pourrait fragiliser la suite du processus électoral.
Dans sa note, le Bureau rappelle que le Décret électoral prévoit plusieurs étapes avant la publication de la liste définitive des candidats agréés. Ces étapes comprennent notamment l’examen des dossiers, la publication des listes préliminaires, les enquêtes du CEP ainsi que les mécanismes de contestation et de recours.
Pour l’organisme, le respect de cette procédure est indispensable à la crédibilité des élections. « Le respect de la chronologie des opérations électorales constitue une garantie essentielle de la transparence, de la sécurité juridique et de l’intégrité du processus électoral », affirme l’organisation.
Face à cette situation, le BUCREL appelle le CEP à revoir son calendrier afin d’intégrer un délai permettant aux candidats ou aux parties concernées d’exercer leurs droits conformément aux dispositions légales.
Alors que les autorités électorales avancent dans la préparation des prochains scrutins, cette sortie relance le débat sur la nécessité d’un cadre clair et prévisible pour assurer la confiance des différents acteurs dans le processus électoral. Le CEP n’a pas encore officiellement réagi à ces préoccupations.
Jean-Samson Étienne
