Le professeur Jean Ardouin Esther Louis-Charles appelle à faire de la lutte contre la corruption une priorité nationale, estimant que ce phénomène constitue la principale cause des difficultés auxquelles fait face le pays. Dans une réflexion rendue publique, l’anthroposociologue affirme que la corruption prive l’État de ressources considérables et compromet le développement de plusieurs secteurs essentiels.
« La situation de nos sœurs et frères est très grave dans tous les domaines : sécuritaire, sanitaire, alimentaire, éducatif et du logement », déclare-t-il, avant d’ajouter que « la cause fondamentale de cet état de l’État est la corruption ».
Selon le professeur, ce fléau représenterait une perte annuelle d’environ 500 millions de dollars américains. Il estime que ces ressources permettraient de moderniser le système de santé en dotant les départements d’équipements spécialisés, notamment des scanners, des appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et de tomographie par émission de positons (TEP).
Le Dr Louis-Charles soutient également qu’une gouvernance fondée sur l’intégrité favoriserait l’amélioration des infrastructures routières, le renforcement des forces de sécurité, le développement d’une école publique de qualité ainsi qu’une décentralisation plus efficace. Il évoque aussi la nécessité d’élections régulières, d’une justice crédible et d’un meilleur environnement économique pour favoriser l’emploi des jeunes.
« Investissons-nous dans ce combat. Nos filles et nos fils s’en épanouiront, et nos ancêtres reposeront en paix », lance-t-il. Il appelle enfin à l’émergence de dirigeants qu’il qualifie de « Patriotes Intègres, Compétents et Anticorruption (PIC-A) », convaincu que cette orientation ouvrirait la voie à une transformation durable de la société haïtienne.
Mario Jean-Pierre

