La Primature et le Conseil électoral provisoire (CEP) ont annoncé, dans un communiqué conjoint publié le vendredi 3 juillet par le ministère de la Culture et de la Communication, avoir trouvé un accord sur le budget destiné à financer les prochaines opérations électorales. À l’issue de plusieurs séances de travail, les deux institutions ont fixé à 120 millions de dollars américains le montant nécessaire à la mise en œuvre du processus électoral.
Selon le communiqué, cet accord est le résultat d’échanges menés « dans un esprit de dialogue, de transparence et de responsabilité institutionnelle », sous l’autorité du Premier ministre et du président du CEP. Les discussions ont également bénéficié de l’appui technique du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), chargé d’examiner les différentes composantes du budget.
Les autorités expliquent que cette évaluation s’est appuyée sur plusieurs paramètres, notamment les exigences logistiques du scrutin, « l’amélioration progressive de l’environnement sécuritaire et la reprise de la circulation dans certaines zones actuellement difficiles d’accès », ainsi que les capacités financières de l’État et les principes de bonne gestion des finances publiques.
Le communiqué précise toutefois que cette enveloppe de 120 millions de dollars américains « pourra être révisée, au besoin, sur décision conjointe des deux institutions », si les exigences du processus l’imposent.
La Primature et le CEP considèrent cet accord comme « une étape déterminante dans la préparation des prochaines échéances électorales ». Ils affirment partager la volonté de garantir « un processus électoral crédible, transparent, inclusif et conforme aux exigences démocratiques », tout en veillant à une utilisation rigoureuse des ressources publiques.
Le Gouvernement réitère son engagement à mobiliser, « dans la limite des capacités de l’État et avec l’appui de ses partenaires nationaux et internationaux », les ressources nécessaires au financement des différentes phases du processus.
De son côté, le CEP renouvelle sa détermination à conduire les opérations électorales « avec impartialité, professionnalisme et indépendance », dans le respect du cadre constitutionnel, des lois en vigueur et des standards internationaux.
Mario Jean-Pierre

