Le Médiateur

Manifestations prévues pour les 9, 10 et 16 décembre 2018 : les opposants de Jovenel Moïse tentent de se relancer

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Suite à l’échec de leur dernière tentative du 5 décembre 2018, une autre série de manifestations est annoncée par les opposants radicaux de Jovenel Moïse pour les 9, 10 et 16 décembre à venir. Réussiront-ils sur ce coup là ? 

En effet, les opposant de Jovenel Moïse n’entendent pas abandonner. Lors d’une conférence de presse tenue le mardi 4 décembre 2018 à Port-au-Prince, ils ont annoncé une série de manifestations prévue  pour les 9, 10 et 16 décembre. Leur position demeure la même : le départ du Président Jovenel Moïse !

Ils sous-entendent que ces journées  de manifestations s’inscriront dans le cadre de la commémoration  des élections démocratiques du 16 décembre 1990.

Dans cette optique, ils annoncent qu’ils élèveront leurs voix pour lutter  contre la corruption, devenue monnaie courante et caractéristique de l’Administration publique haïtienne. Ils comptent aussi  solidariser avec les familles des victimes de La Saline.

Me André Michel, porte parole du Secteur dit démocratique  et populaire, insiste sur le fait que toute démarche visant la résolution de cette crise doit indubitablement passer par le départ du Président. Il n’a pas caché la satisfaction qu’il a eue des rencontres avec les membres du Secteur privé, plus précisément ceux du Forum Économique et de la Communauté Internationale.

Si on peut se fier à ses propos, il a mentionné qu’il n’y a pas eu de controverses sur la question et qu’à l’unanimité ces entités exigent le départ du Président Moïse et optent pour une Conférence nationale haïtienne souveraine.

Il a aussi ajouté que ces différentes entités veulent que le Procès Petro Caribe aboutisse coûte que coûte, mais sans Jovenel Moïse, celui-ci accusé d’être illégitime. Les décisions issues de ces discussions sont, pour Me André  Michel, une victoire de la démocratie dont il en est fier!

Par ailleurs, Me Jean Bernard qui est l’avocat des victimes de La Saline déclare que le secteur a déjà saisi la Cour Pénale Internationale  ainsi que la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme. « L’État est coupable, il faut ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur la question et punir les coupables », selon Me Bernard.

Pour Shiller Louidor lui-même, chef d’Organisations Populaires de Fanmi Lavalas: « Le massacre survenu à La Saline le 13 Novembre est le plus tragique du pays après celui de Jean rabel ».

Le militant  politique Rony Timothé a, pour sa part, qualifié  de persécution politique les arrestations dont ont fait l’objet les agents de sécurité rapproché du Sénateur Nenel Cassy. Aussi salue-t-il les efforts de la Direction Générale  de la Police Nationale d’Haïti (PNH) qui essaie, non sans difficultés et risques, de maintenir un climat de paix dans le pays.

L’initiative Viv Ayiti était aussi  présente à cette conférence. Elle invite la PNH à mettre sous les verrous les fournisseurs d’armes et de munitions, ainsi que les  co-auteurs responsables de la recrudescence du banditisme dans les quartiers populaires.

« La situation du pays est alarmante, mais si on est solidaire, ce sera un très grand pas vers la résolution de la crise. » C’est avec ces propos qu’a pris fin la conférence.

Toutefois, parlant de solidarité, il reste à déterminer le poids des discours de ces opposants de Jovenel Moïse dans les jours à venir et espérons que cette solidarité contribuera effectivement à faire progresser le pays plutôt qu’à le faire sombrer dans la violence.

 

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