Le Parti des Travailleurs, Travailleuses Révolutionnaires pour l’Intégration des Masses (PATRIM) a exprimé sa vive inquiétude après la décision de la Cour suprême des États-Unis ouvrant la voie à la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) accordé à des milliers de ressortissants haïtiens. Dans une déclaration rendue publique, le parti appelle à une vaste mobilisation internationale afin d’empêcher le renvoi de migrants vers un pays en proie à une profonde crise.
Le PATRIM estime que cette décision intervient à un moment où Haïti traverse « l’une des plus graves crises de son histoire contemporaine », marquée notamment par l’insécurité généralisée, les violences des groupes armés, les déplacements forcés de populations et l’effondrement des perspectives économiques. « Comment Haïti, déjà fragilisée par une crise multidimensionnelle, pourrait-elle supporter un renvoi massif de ses fils et de ses filles ? », s’interroge le parti dans sa déclaration.
Face à cette situation, le PATRIM lance un appel à l’Organisation des Nations Unies (ONU), à l’Organisation des États américains (OEA), au Congrès des États-Unis, aux organisations de défense des droits humains, à Amnesty International, aux gouvernements des pays amis d’Haïti ainsi qu’à la diaspora haïtienne. Le parti les invite à soutenir une pétition internationale en faveur du maintien des protections accordées aux ressortissants haïtiens.
Dans son message, le PATRIM exhorte également les États attachés aux principes de solidarité à mettre en place des mécanismes d’accueil et de protection pour les Haïtiens menacés par cette mesure. « Le peuple haïtien ne demande ni privilège ni faveur. Il demande simplement le respect de sa dignité humaine et la reconnaissance des conditions exceptionnelles qui empêchent aujourd’hui le retour sécuritaire de milliers de ses citoyens », affirme le parti, concluant que « l’heure est à la solidarité internationale » et à « la responsabilité collective ».
Mario Jean-Pierre
