Dans une note publiée le 23 juillet 2026, la Table de la Relève Nationale (TRN) demande au Conseil électoral provisoire (CEP) et au gouvernement de suspendre temporairement les procédures pouvant entraîner l’admission, la certification ou l’exclusion de partis politiques et de candidats, jusqu’à l’adoption d’un cadre électoral unique et consolidé.
La TRN précise qu’elle ne souhaite pas l’arrêt des élections ni une prolongation de la transition. Elle demande uniquement le gel des décisions susceptibles de produire des effets irréversibles sur les droits politiques, tout en permettant la poursuite des activités techniques comme l’inscription provisoire des électeurs, la formation du personnel, la logistique, l’information civique et la planification sécuritaire.
L’organisation propose 15 mesures réparties en trois catégories : les actions à suspendre immédiatement, les corrections nécessaires avant la reprise et les opérations à poursuivre sous garanties. Parmi ses principales demandes figurent la suspension de l’enregistrement des regroupements politiques, le gel des validations électorales, l’arrêt temporaire du dépôt des candidatures et la publication d’un texte électoral consolidé.
La TRN appelle également à renforcer les mécanismes de recours, à garantir la protection des données sensibles, à revoir certaines exigences administratives et financières imposées aux candidats et à permettre la régularisation des dossiers avant toute exclusion définitive.
Selon la TRN, cette intervention est motivée par les échéances fixées par le CEP concernant l’enregistrement des groupements politiques, dans un contexte où les règles électorales demeurent, selon elle, fragmentées entre plusieurs textes.
Avant sa publication, la note a été transmise notamment au Premier ministre, au CEP, au BINUH, à la CARICOM et à l’Organisation des États américains. La TRN annonce la création prochaine d’un espace technique pluraliste chargé d’examiner les règles électorales et de proposer des corrections.
Mario Jean-Pierre

