Le Gouvernement haïtien entend accélérer la mise en œuvre de la réforme pénale à travers le renforcement des compétences des acteurs de la chaîne judiciaire. Vingt formatrices et formateurs haïtiens, parmi lesquels des avocats, des magistrats et d’autres professionnels du secteur, se rendront en France pour suivre une formation spécialisée.
Une cérémonie organisée lundi 31 août à la Villa d’Accueil, à Port-au-Prince, a réuni les membres de la délégation autour du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. La formation portera notamment sur les nouvelles infractions, les procédures pénales, le rôle du procureur de la République ainsi que les principales évolutions du cadre juridique.
Intervenant lors de la cérémonie, Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé la volonté de l’exécutif de mettre en place une justice « plus efficace, plus moderne et plus accessible ». Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de corriger les dysfonctionnements du système judiciaire, notamment en matière de détention prolongée et de sanctions inadaptées.
« Cette réforme trace une nouvelle voie pour la justice haïtienne », a déclaré Alix Didier Fils-Aimé, soulignant l’importance de préparer adéquatement les professionnels chargés de mettre en œuvre les nouvelles dispositions.
La présidente de la Commission de mise en œuvre de la réforme pénale, Me Sabine Boucher, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pélissier, le représentant de l’ambassade de France en Haïti ainsi que Carvens Jean, représentant du président du CSPJ, ont également souligné l’importance stratégique de cette formation.
À leur retour en Haïti, les vingt formateurs auront pour mission de transmettre les compétences acquises à d’autres acteurs de la chaîne judiciaire. Cette démarche vise à favoriser une mise en œuvre progressive et durable de la réforme pénale dans les dix juridictions du pays.
Jean-Samson Étienne

