Ce lundi 8 juin 2026, à l’occasion du 102e anniversaire de la Direction générale des Impôts (DGI), les autorités gouvernementales ont salué les avancées enregistrées ces dernières années en matière de modernisation fiscale. Prenant la parole lors de la cérémonie officielle, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que la création de la DGI, en juin 1924, répondait à « la nécessité de doter l’État haïtien d’une administration moderne, capable d’assurer une gestion efficace et rationnelle des recettes fiscales ».

Dans son allocution, le Chef du Gouvernement a insisté sur le rôle central de la fiscalité dans le fonctionnement de l’État. Selon lui, celle-ci demeure un levier essentiel pour « le financement des politiques publiques, notamment en matière de sécurité, de services publics et de développement national ». Il a également rendu hommage aux cadres et employés de la DGI, soulignant que leur engagement quotidien a permis « d’importantes avancées dans la modernisation des procédures administratives ».

Les autorités financières ont profité de l’événement pour présenter des chiffres jugés encourageants. Entre octobre 2025 et mai 2026, la DGI a collecté 58 milliards de gourdes, soit « une augmentation de près de 10 % par rapport à la même période de l’exercice fiscal précédent », selon les données communiquées.
Le Premier ministre a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du Gouvernement en faveur de « la transparence, de la lutte contre la corruption et du respect des contribuables ». Il a rappelé plusieurs chantiers prioritaires du ministère de l’Économie et des Finances, notamment le déploiement du Revenue Management System (RMS), la finalisation de la loi organique de la DGI, les consultations nationales autour du futur Code fiscal, ainsi que le développement de la télédéclaration et des paiements électroniques.
Placée sous le thème « La DGI se modernise pour mieux servir », la cérémonie s’est conclue par un hommage rendu aux vingt-cinq plus grands contribuables de l’exercice fiscal 2024-2025, distingués pour « leur civisme fiscal et leur contribution au développement du pays ».
Mario Jean-Pierre

