Une nouvelle vague de contestation secoue l’Administration générale des Douanes (AGD). Le mardi 23 juin, plusieurs employés de l’institution ont suspendu leurs activités pour exprimer leur mécontentement face à la gestion du directeur général, Gérald Remplais, qu’ils accusent de pratiques contraires aux principes de transparence et de bonne gouvernance.
Dans un document de revendications diffusé au sein de l’administration et relayé dans l’espace public, les protestataires dressent un constat sévère de la situation interne de l’AGD. Ils dénoncent des décisions administratives controversées, des soupçons de favoritisme ainsi que des irrégularités présumées dans la conduite de certaines opérations.
« La confiance est profondément ébranlée au sein de l’institution », affirment les signataires du document, qui estiment que le climat actuel nuit au bon fonctionnement de l’organisme chargé de la collecte d’une part importante des recettes de l’État.
Les employés vont plus loin de leurs revendications en évoquant de présumés dossiers de corruption et des pratiques susceptibles, selon eux, de porter atteinte aux intérêts du Trésor public. Ils demandent aux autorités compétentes de diligenter des enquêtes afin de faire toute la lumière sur les faits dénoncés. « Toute la lumière doit être faite sur ces allégations », soutiennent-ils.
Cette mobilisation intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs dénonciations entourant la direction de l’AGD. Depuis son installation à la tête de l’institution, Gérald Remplais a été au centre de débats récurrents liés à sa gestion et à diverses affaires ayant alimenté les discussions dans les milieux politiques et administratifs.
Pour les protestataires, le mouvement du 23 juin constitue avant tout un signal d’alarme adressé aux autorités. Ils réclament des mesures destinées à rétablir la confiance, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une gestion conforme aux normes de l’administration publique.
Au moment de la rédaction de cet article, la direction générale des Douanes n’avait pas encore réagi publiquement à ces nouvelles accusations. Cette fronde interne relance toutefois les interrogations sur la gouvernance de l’une des institutions les plus stratégiques pour les finances publiques du pays.
Mario Jean-Pierre

