La Force de répression des gangs (FRG) franchit une nouvelle étape dans son déploiement en Haïti. La mission annonce l’arrivée de militaires sri-lankais dans l’Artibonite, marquant sa première présence opérationnelle majeure en dehors de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Cette nouvelle implantation intervient dans un contexte marqué par l’extension de l’emprise des groupes armés dans plusieurs régions du pays. Département stratégique pour les déplacements et les échanges commerciaux, l’Artibonite demeure particulièrement exposé à l’insécurité et aux violences armées.
L’arrivée de ce contingent traduit la volonté de rapprocher les moyens internationaux des populations et des territoires confrontés à une forte pression des groupes armés. Elle intervient également alors que les effectifs de la mission continuent de se renforcer et que son dispositif s’étend progressivement sur le territoire national.
Pour les autorités haïtiennes, l’enjeu ne se limite toutefois pas à la présence de militaires étrangers. Il s’agit surtout de renforcer les capacités des institutions nationales chargées de la sécurité afin de permettre à l’État de reprendre progressivement le contrôle des espaces affectés par la violence.
La réussite de cette nouvelle phase dépendra notamment de la coordination avec la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H). Elle devra être mesurée à partir de résultats concrets pour les populations : amélioration de la circulation, protection des infrastructures essentielles et réduction de la menace exercée par les groupes armés.
Mario Jean-Pierre
