Dans un texte publié ce jeudi 28 mai 2026 , Steven Grégor Gabriel, dit l’Archange, appelle à une rupture franche avec les pratiques du mensonge et de l’opacité qui, selon lui, ont longtemps miné la société haïtienne. S’inspirant d’une citation attribuée à Abraham Lincoln, l’auteur pose d’emblée le principe central de sa réflexion : « Si on lui dit la vérité, on peut compter sur le peuple pour faire face à n’importe quelle crise nationale. »
Pour Steven Grégor Gabriel, les crises répétées d’Haïti trouvent une partie de leur origine dans une tradition de dissimulation et de faux-semblants. « Pendant des siècles nous avons menti au peuple haïtien et nous avons menti à l’humanité », écrit-il, estimant que ces dérives ont conduit à une reproduction cyclique des mêmes erreurs. Le constat est sans détour : « Le mensonge ne produit que ruine et destruction. »
Face à ce diagnostic sévère, l’auteur plaide pour un changement de paradigme. Il appelle à la fin de « l’ère de l’obscurantisme » et des « marchandages » politiques, au profit d’une « négociation honnête, crédible et transparente ». Dans un ton volontiers solennel, il dénonce « le règne des rapaces, des traîtres et des pharisiens », qu’il oppose à l’avènement souhaité de dirigeants vertueux, animés par le sens du bien commun et la loyauté envers la Patrie.
Au cœur de ce plaidoyer se trouve l’idée de réconciliation nationale. L’auteur rappelle l’ampleur des défis : « Nous avons un pays à construire, un territoire à préserver, une Nation à réconcilier, un peuple à protéger ». Conscient des limites de l’action individuelle, il insiste sur la force du collectif : « Moi seul ne peux pas le réaliser, mais ensemble, rien ne nous est impossible. »
Concluant sur une invocation spirituelle, Steven Grégor Gabriel inscrit son appel dans une vision éthique et rassembleuse, où vérité, franchise et unité apparaissent comme les conditions indispensables pour refonder le destin national.
Mario Jean-Pierre

