Le parti politique Aksyon Patriyotik (AP), par le biais de son président Fritzgerald Chevalier, a adressé une lettre ouverte au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour alerter sur la situation jugée critique au Cap-Haïtien. Dans ce document, l’auteur exprime « une profonde indignation » face à ce qu’il décrit comme « un abandon institutionnel » de la ville.
« L’effondrement des infrastructures publiques, l’insalubrité généralisée due à l’amoncellement des déchets et l’impraticabilité des axes routiers constituent une violation flagrante du droit des citoyens à un cadre de vie décent », écrit Fritzgerald Chevalier. Il ajoute que cette situation « porte atteinte à la cohésion sociale et discrédite l’autorité de l’État ».
Face à cette dégradation, le président de l’AP appelle à une réponse immédiate de l’Exécutif. Il préconise notamment « une descente urgente du Premier ministre au Cap-Haïtien afin de renouer le dialogue républicain avec les forces vives », ainsi que la mise en place « d’une commission interministérielle de crise, investie d’un mandat de trois mois et dotée de pleins pouvoirs opérationnels ».
La lettre insiste également sur la nécessité « du décaissement immédiat d’un fonds d’urgence pour l’assainissement intégral de la ville » et « la réhabilitation des artères principales ainsi que des routes nationales stratégiques par des travaux d’asphaltage conformes aux normes ». Elle évoque en outre « le lancement d’un plan national de drainage impliquant le curage systématique des canaux d’évacuation ».
« La gouvernance ne saurait se limiter à la gestion des symboles. Le peuple capois réclame des actes concrets », souligne Fritzgerald Chevalier, exhortant les autorités à « restaurer l’autorité de l’État en nommant des responsables compétents et redevables ».
Le parti Aksyon Patriyotik réaffirme enfin son « soutien total aux revendications citoyennes » et se dit disposé à accompagner toute initiative visant à améliorer la gouvernance locale au Cap-Haïtien.
Mario Jean-Pierre
