À l’approche des échéances électorales prévues pour la fin de l’année 2026, le Gouvernement de la République, sous le leadership du Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, poursuit avec détermination la mise en œuvre des conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, honnêtes, transparentes et démocratiques sur l’ensemble du territoire national. Cette mobilisation nationale engage les institutions de l’État, les collectivités territoriales, les acteurs politiques, la société civile ainsi que les citoyens, tant en Haïti que dans la diaspora, autour d’un objectif commun : permettre au peuple haïtien d’exercer pleinement sa souveraineté par les urnes.
Dans ce contexte, le décret électoral constitue un instrument juridique fondamental. Loin d’être une contrainte, il représente la garantie indispensable du bon fonctionnement du processus démocratique. Aucun scrutin crédible ne peut être organisé sans règles clairement établies, connues de tous et appliquées de manière équitable. Le décret fixe les conditions de participation des candidats, encadre les droits et responsabilités des électeurs, définit les mécanismes de contrôle et de transparence du scrutin et fournit au Conseil Électoral Provisoire le cadre légal nécessaire à l’accomplissement de sa mission constitutionnelle.
Les débats et les prises de position qui alimentent l’opinion publique autour du projet de décret-loi électoral témoignent de la vitalité du débat démocratique. Toutefois, il importe de rappeler que la finalité du décret n’est ni d’exclure arbitrairement ni de favoriser des intérêts particuliers. Son objectif est de renforcer l’intégrité du processus électoral, d’assurer l’égalité des chances entre les candidats et de protéger la volonté souveraine du peuple haïtien. Les règles qu’il établit visent avant tout à garantir que les élections de 2026 soient le reflet fidèle du choix des électeurs.
Le Gouvernement tient également à souligner que le décret électoral participe à un effort plus large de modernisation et de moralisation de la vie publique. En renforçant les critères d’éligibilité et les exigences de probité, il contribue à promouvoir une culture de responsabilité, de respect des lois et d’éthique dans l’exercice des fonctions publiques. Cette démarche répond à une aspiration profonde de la population : voir émerger des dirigeants intègres, respectueux des institutions et engagés au service de l’intérêt général.
Par ailleurs, le texte favorise une meilleure organisation de l’administration électorale à travers une approche plus décentralisée et plus proche des réalités territoriales. Cette orientation vise à améliorer l’accessibilité du processus électoral, à renforcer la confiance des citoyens et à garantir une gestion plus efficace des opérations électorales dans toutes les régions du pays.
Depuis de nombreuses années, les Haïtiens expriment leur volonté de voir leur vote respecté, protégé et effectivement pris en compte. Le décret électoral s’inscrit précisément dans cette exigence démocratique. Il établit des procédures claires pour la validation des résultats, renforce les mécanismes de contrôle et contribue à prévenir les pratiques susceptibles de porter atteinte à la sincérité du scrutin. Le principe qui guide cette réforme est simple, chaque vote légitimement exprimé doit compter et chaque résultat proclamé doit refléter fidèlement la volonté populaire.
Le Gouvernement réaffirme ainsi son engagement indéfectible en faveur d’élections crédibles, inclusives et transparentes à la fin de l’année 2026. Il invite l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et institutionnels à privilégier le dialogue républicain, à participer de manière constructive aux débats démocratiques et à contribuer à la réussite d’un processus électoral attendu par la Nation. Au-delà des divergences légitimes, l’enjeu demeure collectif. Consolider l’État de droit, renforcer les institutions démocratiques et permettre au peuple haïtien de choisir librement ses représentants.
Docteur Jean Willio Patrick Chrispin
Secrétaire d’État à la Communication
