Le désaccord exprimé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé au sujet du budget de 250 millions de dollars américains proposé par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour l’organisation des prochaines élections suscite une vive réaction du leader du Secteur démocratique et populaire (SDP). Sur son compte X, Me André Michel est intervenu le jeudi 23 avril 2026 pour exprimer sa position.
Selon lui, la sortie médiatique du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sur une station de radio privée, critiquant ouvertement le budget proposé par le CEP, traduit une détérioration des relations entre les deux institutions. « Le fait par le PM Fils-Aimé de rejeter avec fracas sur Magik9 le budget proposé par le CEP pour les élections traduit l’état conflictuel de leurs relations », a-t-il écrit.
Tout en admettant que le montant de 250 millions de dollars avancé par le CEP peut susciter des interrogations, Me André Michel insiste sur la forme et la méthode. Il estime que le chef du gouvernement aurait dû privilégier les canaux institutionnels pour exprimer ses réserves et rechercher un consensus. « Le PM aurait dû utiliser le canal institutionnel pour exprimer ses réserves et rechercher une entente avec le CEP », a-t-il souligné.
Pour le dirigeant du Secteur démocratique et populaire (SDP), la collaboration entre le gouvernement et l’organisme électoral demeure indispensable à la tenue d’un scrutin crédible. Il met en garde contre les conséquences d’une communication conflictuelle entre les deux parties. « L’harmonie entre le Conseil électoral et le Gouvernement est nécessaire à la réussite des prochaines élections », a-t-il rappelé.
Enfin, Me Michel plaide pour une révision à la baisse du budget proposé, tout en appelant à davantage de responsabilité dans la conduite du processus. Il estime que les tensions actuelles pourraient fragiliser la dynamique électorale et nourrir le doute sur la volonté des autorités d’organiser les élections dans les délais annoncés.
Jean-Samson Étienne
